Les rats quittent la galère…. sarkozyste.
je ne sais qui gagnera la future élection présidentielle, mais une chose est certaine : ils sont de plus en plus nombreux à quitter le navire d’une droite dure qui ne rassemble plus qu’un pré carré d’extrémistes qui n’ont pour seul programme que celui du front national qu’ils feraient mieux de rejoindre. Le Sarkozy d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui, contaminé qu’il semble être par les idées xénophobes et antisociales de cette droite dite populaire qui n’en a que le nom. Nombreux sont les démocrates qui, à droite, fuient cette galère en perdition. Et comme je les comprends. Je peux en effet me situer résolument à gauche, mais éprouver néanmoins du respect pour un adversaire de droite, si et seulement si son positionnement s’avère plus respectueux de la démocratie et des idées à base républicaine que celui de tous ces parvenus, affairistes et autres adversaires de la démocratie qui fondent le sarkozysme, comme l’évaluation objective et rationnelle de ce quinquennat pourra en témoigner devant l’histoire.
Les noms se rajoutent aux noms et je suis en train de me demander (comme d’autres ?) si le futur président, qui semble constituer une véritable zone d’attirance actuellement, ne serait pas Bayrou. Je le regretterais fortement, car il est à mes yeux bien de droite, arguments factuels à l’appui, et les gens ne savent pas à quoi s ‘attendre avec un programme qui, comme je l’ai déjà fait remarquer ici, comporte 4 fois plus d’austérité que celui de Sarkozy, mais c’est un fait : il y a par chez lui une zone de chalandise qui semble attirer ce que la droite et le centre comportent de plus démocrates… Du moins dans les idées. Au point que les sarkozystes risquent fort de se retrouver bien isolés et ne plus avoir d ‘autre choix que de s”acoquiner avec le FN… Le risque se révèle de plus en plus grand avec la cristallisation des positions dominantes, et la radicalisation des idées dues à la pression de la crise financière ainsi qu’aux grandes incertitudes auxquelles ont à faire face les civilisations occidentales. C’est un danger. On le voit bien en Hongrie… En France bientôt ? Aux français de (bien) choisir…
Ils rejoignent Bayrou : Dernier en date, Philippe Douste-Blazy. Avant lui, Arnaud Dassier, dont j’ai déjà parlé ici, et tous les autres soutiens récents : Jean Arthuis, ancien ministre de l’Economie et ex-président de la commission des finances du Sénat; Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit Lyonnais; Alain Lambert, ex-ministre du Budget; Anne-Marie Idrac, ex-secrétaire d’Etat au Commerce extérieur; ou encore Dominique Versini, ex-secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion.
Christine Boutin quant à elle se pose encore la question, persuadée qu’elle peut encore faire monter les enchères et se vendre au plus offrant … Cela porte un nom.
Les blogueurs qui en causent : Hypos – Le Faucon – Les privilégiés parlent aux français – Sarkofrance (en coulisses…) – Variae (sous l’angle Boutin…) - Philippe Bilger… et tous ceux que je n’ai pas lus..





Décidément, cette campagne promettait des surprises, elle n’a pas fini de tenir ses promesses. Enfin, ce qui isole Zébulon ne peut pas être tout à fait une mauvaise nouvelle…
Pour Boutin c’est pas gagné (heureusement), le jour même où elle a dit qu’elle pensait à soutenir Bayrou, yagg a publié cet article :
http://yagg.com/2012/01/06/francois-bayrou-sengage-sur-lhomoparentalite/
Affaire Karachi : les archives Balladur dans la cave d’un préfet.
Jean-Claude Aurousseau, l’ancien président de l’Association de financement de la campagne du candidat à la présidentielle de 1995, a été perquisitionné et gardé à vue.
Le préfet Aurousseau ne s’attendait pas à la visite de la police. Les enquêteurs se sont présentés à son domicile, rue Mignet à Paris, le 24 novembre dernier au petit matin. Dans la cave, ils ont mis la main sur les archives de l’Aficeb, l’Association de financement de la campagne d’Édouard Balladur, dont Jean-Claude Aurousseau était le président. Une véritable mine, que le JDD a pu consulter.
Grâce à ces documents, les fonctionnaires de la Division nationale des investigations financières (DNIF) ont rédigé trois procès-verbaux d’analyse, qui démontrent que les comptes du candidat Balladur lors de la campagne de 1995 auraient été truqués.
Leur premier constat est simple : “Dès le départ de la campagne, aucun amateurisme ou approximation.” Le cadre légal du financement autorisé “est parfaitement connu” du préfet Aurousseau : le plafond de dépense a été fixé par l’État à 90 millions de francs pour les candidats du premier tour. “L’équipe dirigeante de l’Aficeb connaissait parfaitement la législation en vigueur”, notent les policiers.
Dans la cave, les enquêteurs ont mis la main sur “le budget de campagne”, initialement prévu sur 120 millions de francs, plafond limite en cas de présence au second tour. Mais au 20 février 1995, deux mois avant le vote, 32 millions ont déjà été engagés. Puis, au 20 mars 1995, “les engagements ont été dépassés de 17 millions de francs”. “On constate que la plupart des postes budgétaires ont été sous-évalués depuis le départ, écrivent les enquêteurs. Concrètement, il semble difficilement réalisable de ne pas dépasser le plafond de 90 millions de francs alors qu’il reste encore un mois de campagne.”
Or dès février les recettes ne sont pas au rendez-vous : “Les dirigeants de l’Aficeb savent qu’il leur manque au moins 11 millions de francs pour équilibrer leurs comptes.” Selon le rapport de synthèse, “si les recettes n’avaient pas été réévaluées, le déficit aurait pu atteindre éventuellement 30 millions de francs”. En clair, les policiers de la DNIF semblent persuadés que le camp Balladur a eu recours à des financements de dernière minute, soit des fonds spéciaux de Matignon, soit des versements de rétrocommission, pour équilibrer le budget.
Le 7 décembre dernier, le préfet Aurousseau, 82 ans, a été placé en garde à vue et interrogé sur ses archives. Cet ancien préfet de la région Île-de-France, de 1993 à 1994, a travaillé au QG de campagne de Balladur de janvier à avril 1995. Ancien de la Cour des comptes, il a accepté de diriger l’association de financement à la demande de Pierre Mongin, alors chef de cabinet du Premier ministre. “J’étais bénévole”, assure-t-il, même s’il précise : “Monsieur Mongin m’a donné une enveloppe pour compenser mes primes activités de la Cour des comptes sur quatre mois. Ces sommes [quelques milliers de francs] étaient prélevées sur les fonds secrets de Matignon…” Ce sont les seuls fonds spéciaux que le préfet, “formel”, dit avoir vus pendant la campagne.
Quant aux 10 millions en espèces, d’origine inconnue, repérés par l’enquête sur les comptes de campagne, le préfet Aurousseau dit tout en ignorer. “Aucune idée” de leur provenance. Interrogé sur le fait que, au 20 mars 1995, 80 millions avaient déjà été dépensés sur les 90 prévus, le préfet se rappelle avoir “attiré l’attention de ne plus trop engager de dépenses”. “J’étais ennuyé que monsieur Balladur ne soit pas au second tour, nous aurions été alors ennuyés vis-à-vis du Conseil constitutionnel”, admet-il.
Le préfet avoue avoir “constaté qu’il y avait une tendance à l’accroissement des dépenses, suite aux mauvais sondages, sans se préoccuper des recettes et des moyens correspondants”, ajoute-t-il. “Les dépenses augmentaient alors que les sondages baissaient”, résume-t-il.
Les policiers l’interrogent : “Puisqu’il ne restait que 10 millions de francs pour financer le dernier mois de campagne, le trésorier, monsieur Galy-Dejean, n’a-t-il pas utilisé des espèces pour payer les fournisseurs ?” Le préfet n’a pas de réponse : “Cela a été géré sans moi.”
Au moins 5,2 millions de francs supplémentaires, en liquide, qui n’apparaissent pas dans les comptes, ont aussi servi à payer la “sécurité des meetings”. Là encore, le président de l’Aficeb “découvre”. “Ces sommes me paraissent mirobolantes”, dit-il…
Sous ses yeux défilent des factures de sécurité jamais signalées au Conseil constitutionnel. “Je ne peux vous donner aucune réponse. Je comprends maintenant pourquoi les rapporteurs du Conseil constitutionnel ont mis en évidence des problèmes”, confesse le préfet en garde à vue.
Dans ses carnets manuscrits, les enquêteurs ont également déniché plusieurs mentions curieuses, comme ce : “Il faut 19 MF”… “Ces 19 MF correspondent-ils à la somme qu’il manque au niveau des dépenses ?”, interrogent-ils. “Je ne sais pas”, réagit le préfet.
“Que signifie ’300 MF’ devant ‘JCH’ ?”, poursuivent les enquêteurs. “C’est un bruit qui a été rapporté comme quoi monsieur Chirac aurait eu un budget éventuel à hauteur de 300 millions de francs”, répond Jean-Claude Aurousseau.
Façon de rappeler que, dans l’ambiance de l’époque, les plafonds de dépenses paraissaient avoir été crevés dans chaque camp. Et que l’examen du Conseil constitutionnel semble avoir été une formalité réglée d’avance.
http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Les-archives-Balladur-dans-la-cave-d-un-prefet-447040/?from=headlines
Les rats quittent le navire ou préparent la défaite, que dis je, la débacle.
Avec le Fillon à Paris et Jouanno sénatrice!
Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy bientôt saisis par la justice.
La justice va examiner les comptes de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.
Les comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy font désormais l’objet d’une réquisition judiciaire.
Le millier de documents déposés à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) retraçant les dépenses et surtout les recettes déclarées par le candidat devrait être prochainement passé au peigne fin par des juges d’instruction.
Selon nos informations, ces réquisitions toucheraient un des volets de la tentaculaire affaire Bettencourt instruite à Bordeaux.
Depuis près d’un an le juge Jean-Michel Gentil mène des investigations tous azimuts ayant notamment conduit avant Noël à la mise en examen de François-Marie Banier et du gestionnaire de fortune Patrice de Maistre.
Mais le nom d’Eric Woerth, ancien président de l’association de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy et trésorier démissionnaire de l’UMP (chargé de récolter des dons) est également abondamment cité depuis le début de l’affaire, notamment par la comptable Claire Thibout qui avait affirmé avoir assisté à des remises d’enveloppes contenant de l’argent liquide au maire de Chantilly au sein de la maison Bettencourt.
L’ex-ministre du Budget pourrait par ailleurs être prochainement entendu par les juges.
http://www.sudouest.fr/2012/01/10/les-comptes-de-campagne-de-nicolas-sarkozy-bientot-saisis-par-la-justice-601017-4705.php