“L’ennui, avec la démocratie, c’est qu’il y a un peuple.”
Nous avons tous plus ou moins confusément conscience, quand on est lucide et en pleine possession de ses facultés de compréhension du monde, de n’être plus que des papillons épinglés sur la page qui se tourne d’un instant clé de l’histoire du monde, et qu’il n’est plus possible d’être gouvernés comme le furent nos parents. Ce qui a changé, c’est la possibilité inédite dont peut bénéficier à présent le peuple, c’est à dire tout un chacun et non plus une minorité d’initiés, de se saisir des informations, et cela quasiment en temps réel pour une grande part, qui fondent les décisions de nos élus, locaux, nationaux, et au-delà. Pourtant, nos gouvernants continuent de faire comme si de rien n’était, pratiquant une politique à la papa/maman… d’un autre temps. C’est devenu une banalité de le dire, mais n’a jamais été aussi nécessaire tant cela devient urgent, il nous faut réinventer une autre façon de faire de la politique, bien plus démocratique, plus en phase avec le commun des mortels. Aussi, quand je suis tombé sur ce texte que je considère sincèrement comme une perle tant il fait sens en moi, je n’ai pu qu’y trouver un grand plaisir. Enfin des mots concis posés sur ce que je ressentais, mais que je n’aurais jamais pu exprimer aussi clairement avant cela. Monsieur Jean-Paul Jouary, un grand merci. Grâce à vous, ma matinée à fort bien commencé et je vous en sais gré. Je vais m’empresser d’aller déposer ce précieux texte dans mon p’tit cagibi. Un simple passage que j’ai pioché dans un plus long texte que je vous invite à lire entièrement, pour partager et faire aprtager vous aussi cet instant de pur bonheur intellectuel (mais pas que) :
Montée du Front national, rêve d’un homme providentiel qui réunisse droite et gauche, qui protège des menaces délinquantes ou migratoires, fascination du gouvernant autoritaire qui a le courage de braver le peuple, mépris pour les “indignés”, pour les jeunes révoltés, pour tout ce qui vient de la rue, des syndicats, des associations, des gens de culture… Ceux qui prennent la responsabilité de nourrir la crise et d’accepter ses conséquences inhumaines en se drapant dans la prétention de la compétence experte, sèment le doute sur l’idée même de démocratie.
Les choses seraient tellement plus claires si chacun osait dire clairement ce qu’il en pense. Les citoyens pourraient éclairer leurs choix à la lumière de leurs aspirations, de leur réflexions, de leurs débats, ce qui donnerait sa chance à ce qu’on pourrait enfin appeler, par delà les slogans, la démocratie.
Les blogs politiques ne participent-ils pas, au moins un peu, à cet idéal là, si délicieusement accessible, mais qui reste à construire, d ‘un autre monde possible ? Seul, je ne suis rien. Ensemble, nous pouvons tout.
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![num-1-cri-du-peuple-28-10-1883[1]](http://gauchedecombat.files.wordpress.com/2012/01/num-1-cri-du-peuple-28-10-18831.jpg?w=300&h=288)





Ah, “éclairer ses choix à la lumière de ses aspirations”, c’est merveilleux !
Allez, hop ! direct chez les modernœuds…
“des papillons épinglés sur la page qui se tourne” Belle image. Mais nous serions plutôt des ballots de paille sur un chemin devenu désert…
Le plus difficile sans doute en démocratie : savoir que l’on a une certaine idée sur une question, que la majorité a une idée tout autre après débat et vote, et qu’il faut se plier à cette décision que l’on n’aime pas.
Voilà bien pourquoi de démocratie, il n’y en a pas : une minorité déterminée, voire un seul, réussit à circonvenir la majorité à l’aide de comparses le suivant aveuglément, et de subterfuges comme des élections de “représentants” mis en avant par un comité. Il ne reste plus qu’à inciter à “choisir” les pions vendus au système. Et pendant des années le “peuple” ne pourra pas les récuser.
La “démocratie parlementaire” est une prison pour le peuple.
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Illustration lors du vote du Traité Européen contre toute attente, le vote du peuple dit non.
Comme on ne peut pas changer le peuple qui n’ rien compris, on fait voter…le Parlement, résultat assuré.
La démocratie pratiquée comme ça, ça fait mal au cul. Si je peux me permettre.
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