l’hypothèse sarkozyste (roman à l’eau de rose…)
A force de fréquenter, même virtuellement, l’infréquentable, une hypothèse vient de naître dans mon esprit pourtant peu réceptif aux théories complotistes primaires. Laissez moi développer, non pas pour vous proposer une certitude, mais une base de discussion, et vous me ferez savoir ensuite si l’idée est fumeuse. A condition de me lire jusqu’au bout, hein… tention ! je veille au grain.
Partons du principe que Sarkozy n’est pas idiot, et qu’il a un sens inné de la stratégie politique, en bon petit Bonaparte auquel je ne suis pas le premier à l’assimiler. De loin, vraiment. Il sait qu’il est foutu, que son bilan est calamiteux, que sa côte de popularité est au plus bas. Il est entouré d’une armée de conseillers et autres experts de l’ombre (d’autant plus nombreux que sa pathologie est de nature hautement narcissique) pour le lui faire savoir, il ne peut donc que difficilement l’ignorer. Sur son chemin de campagne, il se trouve qu’il doit se rendre à Bayonne, et l’on connaît le caractère ombrageux des basques, qui ne s’en sont jamais laissé compter par qui que ce soit. En préparant son escale dans la cité des gens bons, le maire lui demande de ne surtout pas se rendre dans un quartier particulier, le petit Bayonne, dans lequel on sait que résident de nombreux indépendantistes, qui ont des comptes à régler avec ce petit nerveux là comme avec tous les présidents de la Répoublique françoise, précisément. Là où tout autre haut personnage de l’Etat aurait reculé, quelle pensée échevelée commence à poindre dans le cerveau névrotique du petit stratège en culottes courtes ? Que voilà une bien belle occasion de créer du spectacle, d’illustrer la théorie du choc par une tension aussi bienvenue que prévisible, et de créer ainsi du brouhaha buzzistique bienvenu autour de lui… Rester volontairement dans un troquet le plus longtemps possible, attendre qu’il ressemble de l’extérieur à un château assiégé, au risque calculé d’arriver en retard à Bruxelles, pour s’enflammer là bas dans une déclaration tonitruante dont il a le secret, serait du plus bel effet, et donnerait une dimension internationale à un événement qui n’en a aucune. Médiatisation orientée rubis sur l’ongle envers un peuple qu’il pense abruti et crédule, population qui ne lui est pas acquise, mais qui pourrait commencer à s’interroger sur les mœurs sauvages de ces gauchistes là qui ne font rien qu’à l’agresser et ne respectent vraiment rien, aps même un Président de la République. Tiens, regardez, ces anarchistes violents qui se dissimulent derrière l’apparente bonhomie du ravi de la crèche vont même jusqu’à s’acoquiner avec des terroristes de l’ETA, vous voyez bien !
Et si l’on ne pouvait expliquer autrement cet étrange entêtement qu’on démontré ces gens là, de manière si étrangement concertée, entre membres du gouvernement, à surexploiter un événement si prévisible pour en tirer les marrons du feu ? Pourquoi ont-ils nié l’évidence en refusant d’admettre si volontiers que les socialistes n’étaient pour rien, malgré l’évidence des témoignages, dans cette scène qualifiée abusivement d’embuscade, pour reprendre les termes de la piétaille journaleuse à la botte du petit en pire ?
Et dire qu’il est de nobles âmes pour s ‘émouvoir du traitement scandaleux qu’on lui aurait infligé, à ce petit machiavel auquel on aurait dû le respect…. s’il n’avait une attitude si méprisable envers tous ceux qui ne sont pas de son avis. Au point d’imaginer une telle mise en scène, genre médiatique auquel il nous a si souvent habitués dans sa folie du story telling, afin de se poser en victime. Cela le rapetisse encore davantage. Petit, le gars, tout petit. Et les gens qui soutiennent un tel minable ne se grandissent pas davantage. Mais qu’importe après tout, qu’a-t-il à perdre ? Sarkozy n’est-il pas un joueur de poker qui se la joue en grand flambeur ? Cette grossière manipulation n’a-t-elle pas failli, une fois de plus, réussir ?!
Alors, lecteurs et trices, z’en pensez quoi, de mon petit scénario à la con ?
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“scénario à la con” ? pourquoi à la con ? C’est du cousu main, ce truc-là. Genre provoc’ sans danger.
Ce qu’aurait dû faire le loufiat, en revanche, c’est appeler les pompiers pour qu’ils extirpent de ses chaises de bistro un type qui s’incruste et cause un scandale…. sans dire qui c’est bien sûr. J’imagine un instant le bingtz.
Sans m’vanter, j’ai rien compris.
@bab ; à la con parcequ’il faut être sacrément tordu pour inventer des trucs pareils.
Il n’a oublié qu’une chose : les “grands médias” l’ont lâché et même certains de ses amis….(Pourquoi le maire UMP de Bayonne a-t-il vendu la mèche en annonçant publiquement qu’il l’avait prévenu ?)
Si tu le dis… moi septique, comme le Quai de la Fosse…euh.. de la fesse comme on dit ici…
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Ou alors il a trop confiance en lui et s’est ramassé encore une fois. Quelles que soient les raisons qui l’ont poussé à aller dans ce quartier de Bayonne, elles ne pouvaient être que mauvaises (à l’image de sa campagne).
Mais ce qui me choque le plus, c’est la façon dont il parle des “gens de la base”. Personnellement, je trouve ce terme péjoratif à un plus haut niveau, et ça me choque beaucoup plus que la “tortitude” d’esprit de ses mises en scènes de victimisation.
Pas très friand de la théorie du complot non plus, je dois avouer que cette histoire tiens debout. Sarkozy est un mauvais président, mais un excellent stratège de campagne. Le voir se jeter comme un nouveau-né dans la gueule du loup était surprenant. En tout cas, l’analyse vaut le détour.
@simon : merci
Je penserai bien pareil. Ce serait typique du personnage. L’hyper protégé se faire coincer ainsi ? Trop gros…
Créer la situation pour décrédibiliser le PS, crédible : tout pour faire chuter l’adversaire.
Laisser monter la tension, et faire son fielleux ensuite, il en est capable. Mais il oublie que se réfugier hors de portée peut faire lâche, pauvre petit président hué va, ça ne grandit pas le bonhomme et le rend plus détestable. Euh, est-ce encore possible de le mépriser plus ?