Hollande, ou le changement dans la continuïté
Alain Juppé rappelle que l’austérité est inévitable : « j’imagine la surprise de ceux qui avaient cru que le changement c’était maintenant » (source)
Comme je suis attristé, effectivement, de devoir être d’accord avec cette déclaration d’un homme de droite, à propos des mesures d’austérité qui vont devoir selon certains s’abattre inévitablement sur nos têtes autrefois pleines d’espoir d’un monde meilleur… et d’orientations politiques différentes. Mais ça, c’était avant l’élection présidentielle, en période de campagne, manifestement… Car après la poursuite d’un certain discours sarkozyste sur l’immigration hier, voilà aujourd’hui que nous apprenons qu’en matière d’emplois de fonctionnaires, une certaine logique destructructrice sera également poursuivie. Et donc, pour résumer, la règle sarkozyste du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera remplacée par une autre clairement différente : celle de la diminution de 2,5 % par an entre 2013 et 2015 du nombre de fonctionnaires, en dehors des secteurs prioritaires (Education nationale, justice, police et gendarmerie).
Pour ceux qui connaissent les réalités de terrain en termes de manque de personnel dans la fonction publique hospitalière, pour seul exemple, qui est assez lamentable, ils seront ravis de constater que la santé n’est manifestement pas prioritaire pour le gouvernement. Et que là comme ailleurs, la baisse des effectifs se fera au profit de plus de police et plus de profs. C’est certes nécessaire aussi, il ne s’agit pas d’opposer les catégories de fonctionnaires et de missions, mais pas suffisant. Car il s’agit là de dépenses qui ne me semblent pas présenter un caractère accessoire et facultatif, mais éminemment nécessaire.
On n’a pas fini de décliner le solgan présidentiel du "changement c’est maintenant "en celle plus conforme aux actes du "plus ça change, plus c’est la même chose…





On arrive aux urgences de l’hôpital. Panique à bord : l’infirmière constate que c’est grave et que ça ne peut pas attendre ! Faut vite le médecin de service. Qui n’est pas là parce qu’il est parti manger ! On téléphone et le gars rapplique. Et c’est après la phase soins d’urgence/stabilisation que l’on apprend que le médecin de garde est au boulot depuis le début de la nuit dernière. Et a estimé qu’il devait déjeuner ce midi, ce qui n’avait pas été prévu dans son emploi du temps !
Ça va être coton si on réduit encore le personnel dans les hôpitaux…
Bien pour ça que depuis quelque temps,il y a des vigiles aux urgences,les violences se multiplient car les gens en ont ras le bol..pour preuve,ma mere ;80 ans est resté 2h dans un couloir sur un lit a roulettes pour un malaise cardiaque???Au bout d’une heure on s’est rendu compte que c’était son deuxieme infarctus…mais bon elle a séché encore une heure dans le couloir de l’hopital beaujon…là ou mon pere est décédé..le changement c’est dans 5 ans…pas avant…
Pour l’instant, il me semble que seule la fonction publique d’Etat est concernée, pas la fonction publique hospitalière ni la "territoriale"
Si pour le gouvernement actuel, la santé n’est pas une priorité, alors c’est très grave.
L’hôpital est une catastrophe, où, les personnes âgées, ne sont absolument pas considérées. Elles comptent juste pour occuper des lits et faire en sorte que le service perdure, on prend la famille pour rien, c’est de justesse si l’on vous donne des informations, et la nourriture, mon chien ne la mangerait pas. Exemple : hier soir menu froid : pomme de terre pré-cuite sous enveloppe froide nature une aile de poulet (couleur neige) anémié, bref, pour dire ce qu’il faut c’est dégoûtant, avec en plus, de l’eau chaude pour boire.
Alors les discours d’accompagnement pour les grands malades en fin de vie, je doute de la qualité du suivi (il y a un manque considérable de personnel dans les services).
Les hôpitaux publics doivent bénéficier de l’aide publique, quand aux cliniques privées, aux malades qui ne veulent pas se mélanger avec les autres de payer leurs soins, tout comme les écoles privées ceux qui ne veulent pas se mélanger à l’école publique (trop de prosmicuité) n’ont qu’à se payer les écoles privées. Il n’y a pas de raison pour que le public, avec les impôts "des esclaves" paie pour le privé.
Je suis d’accord avec ce qui est dit plus haut sur les accueils aux urgences par partageux et jacques G, c’est une honte (mais toujours pareil par manque d’effectifs) car, le personnel des urgences quand il vous prend en charge, il est compétent, mais il n’est pas assez nombreux.
Quand aux médecins, c’est une autre histoire! Il y a les bons, et les mauvais.
Le fonctionnaire consciencieux et celui qui s’en moque.
Bon ceci étant, y’a quand même 2 bonnes nouvelles !
1) le PS ne déçoit pas. Si vous attendiez autre chose, c’est qu’il faut consulter un ophtalmo. enfin, si vous arrivez à prendre un rendez-vous dans les 12 mois qui viennent.
2) moins d’hopitaux, c’est moins de soins, donc moins de risque de devoir subir ce traitement social et fiscal encore longtemps.
Qui a parlé d’espérance de vie ….???