#PS : du plomb dans l’aile gauche
Drame à gauche (vraiment) : sous la pression, Hamon pète les plombs
Présenté pendant longtemps - c’était avant – comme un espoir très prometteur de l’aile gauche du PS, le voilà qui commence à virer batave en se fourvoyant dans un vulgaire libéralisme de gouvernement si coutumier d’une certaine gauche dite socialiste :
Benoît Hamon défend un "vrai budget de gauche"
"Nous créons les conditions d’un retour à la confiance"
"S’il y a retour à la confiance, il y aura sans doute retour à la croissance même si elle est
« L’objectif de ramener à 3% du PIB le déficit fin 2013 était "parfaitement tenable" si l’objectif de 0,8% de croissance fixé par le gouvernement était atteint. Cet objectif devra "évidemment être apprécié l’année prochaine au regard de ce que nous aurons fait en croissance".
Amis gauchistes, arrivés à ce point de l’histoire, je vous demande instamment de faire un effort de compassion afin de mieux comprendre notre jeune ami Benoît. Il convient en effet de ne point le juger trop hâtivement… Après avoir suivi un stage intensif de novlangue libérale, option austéritaire, qui convient davantage à son nouveau statut, il peut ainsi raisonnablement espérer une carrière beaucoup plus prometteuse et fulgurante. C’est humain. Inutile donc de recourir à l’exorcisme. Il est certainement très conscient d’être passé du côté obscur de la force. On ne t’en veut pas Benoît. T’as maintenant un beau costume. Mais quand même : ça troue le cul.
.





Le Benoît, ce sont les grands coups de pied au cul qui le font réfléchir. Il était bien dans la ligne et le 21 avril 2002 l’a laissé tout chose. Du coup, le gentil soc-dem a tiré le volant vers la gauche. La prochaine branlée électorale le fera à nouveau revenir sur terre… Quand on voit dans quel état d’esprit se trouve déjà l’électorat après quelques mois de gouvernement seulement, on se dit que la branlée risque de lui exploser l’anus…
Mais aussi, pourquoi ceux de l’aile gauche restent-ils dans cette pétaudière ? Il ne peut y avoir qu’un sens à cela : ils y trouvent personnellement un avantage, qui peut être vécu de multiples façons. Mélenchon et d’autres, qui ont quitté le navire, savaient pertinemment qu’il était impossible de le faire bouger de l’intérieur.
Sinon, il y a la démission, quand on a un peu le sens des responsabilité et de l’honneur, valeurs disparues du PS depuis bien longtemps.
Un coup d’Etat se prépare.
Un coup d’Etat anti-démocratique se prépare.
Lisez cet article :
Angela Merkel affiche sa fermeté. Alors que doit s’ouvrir ce jeudi 18 octobre un nouveau sommet européen à Bruxelles, la chancelière allemande fait savoir qu’elle souhaite que l’Union Européenne puisse rejeter le budget d’un pays membre.
"Nous pensons, et je le dis au nom de l’ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l’Europe un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux", a-t-elle déclaré. Angela Merkel appuie l’idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux Affaires économiques.
(Dépêche AFP)
Vous avez bien lu : ce ne seront plus les députés et les sénateurs français qui décideront du budget de la France.
Ce sera le commissaire européen aux Affaires économiques.
Ce sera un technocrate non-élu, sans aucune légitimité démocratique, qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.
En clair : ce sera Olli Ilmari Rehn qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.
Olli Ilmari Rehn, né le 31 mars 1962 à Mikkeli en Finlande, est un homme politique finlandais et européen membre du Parti du Centre (Kesk).
Après avoir été brièvement commissaire européen pour les Entreprises et la Société de l’information en 2004, il a occupé pendant cinq ans le poste de commissaire européen pour l’Élargissement. Depuis 2010, il est titulaire du portefeuille des Affaires économiques et monétaires.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olli_Rehn
Ping: La rénovitude » Blog Archive » #congresPS 2008 / 2012 : Un monde d’errance