Parisot en état de siège

2013-01-18retraitesEt donc, celle qui prétendait – hardie,  haut les cœurs ! -  que « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » est en train de tenter le CDI par un putsch à la tête du Medef qui n’est pas du goût de tous. Et c’est très bien comme ça. Ainsi, Frédéric Saint-Geours, le puissant patron de l’UIMM, pour qui  il apparaît "surprenant que cette question se pose pour le Medef à six mois d’une élection", se dit opposé à une réforme des statuts de l’organisation qui prolongerait de deux ans le mandat de la présidente. Mais il n’est pas le seul, puisque c’est un véritable front anti-Parisot qui est en train de se mettre en branle, y compris dans sa propre organisation  :

"Didier Ridoret, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) mais aussi les responsables des Medef territoriaux de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et de Rhône-Alpes n’ont pas mâché leurs mots pour dénoncer la décision de Laurence Parisot afin de pouvoir se représenter".

"Si elle faisait cela, elle tuerait définitivement le Medef, qui apparaîtrait comme une organisation non-démocratique…". Bon, il faut dire que l’auteur de cette sentence mortelle n’est autre que son principal challenger, JeanClaude Vollot, qui fut autrefois nommé par décret de Sarkozy Médiateur national des relations inter-entreprises. On y gagnerait pas au change. Ceci écrit,  je suis sans illusions quand à la reprise de ce poste tant convoité, le Medef n’étant pas réputé pour représenter un repaire de patrons gauchistes.

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