courts circuits alimentaires
Pendant la campagne présidentielle, j’étais je me souviens plutôt satisfait du programme du front de gauche à propos de la relocalisation de certaines productions, et par conséquent de certains emplois, notamment agricoles et agro-alimentaires. j’ai toujours pensé effectivement que par delà le coût de nos aliments, le fait de privilégier l’achat de nourriture au plus près de chez soi était une évidence humaniste. Non pas par simple chauvinisme ou régionalisme mal placé à la médiocre mode Lepeniste, mais plutôt par conviction écologiste : il me semble tout simplement aberrant de privilégier par mes achats le recours à des moyens de transports couteux et générateurs d’une pollution importante alors que parfois ces mêmes produits existent près de chez soi.
Les scandales alimentaires qui émaillent en ce moment nos actualités depuis notamment l’histoire bien moins que chevaleresque mais on ne peut plus chevaline des préparations si peu culinaires de Findus jettent cependant une lumière nouvelle sur cette question des circuits de distribution alimentaire… Et e suis ravi de constater que nous étions encore plus dans le vrai que nous le soupçonnions à l’époque. On ne parle plus à présent que de redonner leur place aux circuits courts, et c’est tant mieux pour bien des raisons…
C’est pourquoi, à l’exacte convergence de mes convictions écologiques, environnementales, économiques et sociales, je suis ravi de partager avec vous cette expérience que nous relate Bastamag…. D’autant plus intéressante qu’elle va à l’encontre des préjugés traditionnels et des clichés faciles sur la nourriture bio plus chère, et sur la faible rentabilité de l’économie sociale et solidaire, chère à mon cœur :
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Oh p***n! Tu sais qui GdC ??? Ca fait 3 ou 4 ans que je bassine mes proches avec un projet similaire !!!
Mais le plus énervant dans tout ça, c’est que ce sont les pouvoirs publics qui devraient mettre ça en place !
@nops : nous bien d’accord.. Mais comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs. L’initiative associative ou coopérative se substitue bien souvent au manque de créativité politique… Mon fils,pourtant féru d epolitique gauchiste, estime même que ce genre d’intiatives n’est pas reproductible à grande échelle et s’est donc toujours montré très méfiant envers mon engouement pour ce domaine de l’économie sociale et solidaire auqeul je crois quant à moi fermement.
Peut-être pas à grande échelle, mais à petite échelle que l’on peut multiplier partout. A l’époque des Halles à Paris, l’Ile de FRance était une des régions maraichères les plus importantes.
Avant de poser une contrainte "sociale et solidaire", on peut commencer par "local et propre". Les exigences arriveront au fur et à mesure.
Pour l’anecdote, l’an passé, j’ai trouvé au SuperU de mon patelin des patates nouvelles d’Israel a 3$40 le kilo. A 800 metres de là, chez mon maraicher préféré, j’avais des patates nouvelles "propres" (même si pas estampillées bio) à 1$40 … Sidérant non?
bien bien, tout cela mais je me pose une question:
Si cette asso a su se développer sans les pouvoirs publics, pourquoi elle irait se mettre des contraintes maintenant?
Je veux dire par là que l’aide des pouvoirs publics c’est bien quand y’en a besoin, or là, elle a réussi sans. elle peut être fière d’être ce qu’elle est sans aide.
Pourquoi toujours vouloir s’en remettre au public?
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